La Jeunesse Ixelles créée cette saison ne pouvait pas rêver mieux comme adversaire pour décrocher le titre le P5F du Brabant Wallon/Bruxelles-Capitale. Le mardi 14 avril, elle affrontait son dauphin de STIB-MIVB Haren. Un succès assurait le titre et cela s’est produit sans discussion : 10-1. «On tenait à cette invincibilité et on a donc pris ce match très au sérieux même si au final, il n’y a pas eu de suspense», déclare l’heureux C.Q. et joueur du noyau ixellois Hassan Ben Allal. «Nous sommes ainsi devenus champions de la plus belles des manières.»
Notre interlocuteur nous explique le genèse du club. «Nous étions déjà actifs la saison dernière encore à Sport Santé Ixelles. Un club que nous avions rejoint en P5 puis en P4 que nous avions aidés à même monter jusqu’en P3. Nous en voulions toujours plus mais les piliers de cette équipe, un peu plus vieillissants, souhaitaient davantage se contenter de ce niveau. Avec mes frères et beaux-frères, nous avons alors décidé d’opter pour notre propre matricule et de recommencer à la case départ sous l’appellation de la Jeunesse Ixelles d’où nous provenons. Nous avons aussi la chance de compter dans nos rangs l’échevin des Sports, Nabil Messaoudi.»
L’AVENIR EN TÊTE
Du coup, on comprend mieux le bilan parfait de l’équipe qui a enchainé 22 victoires en autant de rencontres. C’est la seule de tout le Brabant Wallon/Bruxelles-Capitale qui peut-être sacrée sans avoir perdu un seul point puisqu’il reste quand même encore deux rencontres à disputer. «On s’y attendait un peu vu notre niveau. J’ai moi-même évolué notamment par le passé au Mini Wac Ottignies en Nationales à l’ABFS. On a néanmoins respecté chaque adversaire et ce sera encore le cas la saison prochaine.»
Une prochaine campagne qui se disputera donc en P4. «Sans nous lancer des fleurs, je pense que nous serons capables de poursuivre sur notre élan pour rejoindre cette fois la P3. On espère aussi participer à la coupe provinciale car étrangement, ce ne fut pas le cas lors de cet exercice. On regarde aussi vers l’avenir et on aimerait encore progresser pour transmettre, dans quelques années, le flambeau à nos enfants.»
Nicolas TOUSSAINT