PROVINCIALE 1 NAMUR – MFC Namur UTD tiendra-t-il jusqu’au bout de la saison?

Faut-il craindre pour l’avenir de la formation de P1 du MFC Namur UTD? C’est qu’en plus d’avoir hérité depuis ce lundi 16 mars de l’avant-dernière place synonyme de relégation directe suite au succès du Nosta Mettet Oret, l’équipe vient de déclarer deux fois forfait en l’espace de vingt jours, dont ce dernier vendredi pour se rendre au White Star Rochefort. «Il est très compliqué de trouver actuellement des joueurs», avoue le C.Q. et coach Frédéric Lucchetta. «On a directement perdu en début de saison Niko Kempeneers qui s’est fait les croisés. J’ai aussi un militaire qui doit jongler avec ses manœuvres, alors que John Dessambre donne la priorité à son club de football de Wépion (P1), sans compter les jeunes qui viennent un coup et puis plus.»

LUCCHETTA CEDE LE RELAIS

Une situation difficile à vivre pour notre interlocuteur qui a pris une décision importante. «La cohésion n’est plus optimale avec certains qui ne partagent même plus un verre après un match. Sans esprit d’équipe, il est difficile d’arriver à faire de bonnes choses. Dès lors, à mon âge, je n’ai plus envie de courir à gauche et à droite. J’ai donc décidé de ne plus coacher. C’est Jérémy Toussaint, membre du comité, qui va me remplacer pour tenter de sauver ce qui est encore possible. C’est un vrai gâchis car le potentiel, à la base, est quand même là. On a tenu en échec REA Loyers KN chez lui en début de saison et entre nos deux forfaits, nous n’avons été vaincus que 4-6 contre Biran Beauraing relancé dans la course au titre.»

UNE SECONDE P4 PLUTÔT QUE LA P1?

C’est un match crucial qui s’annonce ce vendredi avec la réception de Nosta Mettet Oret (12e) qui compte désormais une unité de plus que les Namurois. «Les Djobins aussi sont à deux forfaits mais depuis, ils sont parvenus à affilier des renforts. Est-ce que nous tiendrons jusqu’au bout en évitant ce 3e forfait? Je ne peux que l’espérer. Si c’est le cas et que l’on se sauve ou pas, il n’est pas certain que nous repartions parmi l’élite ou en P2 la saison prochaine. Les joueurs prennent de l’âge et se sentent glisser vers la P4. On envisagerait alors peut-être de lancer dans ce cas une seconde équipe en P4.»

Nicolas TOUSSAINT