NATIONALE 3B – Esperanto Schaerbeek rêve toujours du titre

Après  un 0 sur 4 d’entrée, Esperanto Schaerbeek n’a plus connu la moindre défaite depuis la mi-septembre. Le bilan affiche un 29 sur 34 et pourtant, l’équipe est devancée au classement par Chamal Jette et même par l’Inter Namêche aux points perdus. «Dans cette série de dix-sept matchs sans revers, nous avons concédé cinq nuls», précise le coach schaerbeekois, Walid R’Ghif. «Ils y a ceux à Oasis Bruxelles et dernièrement à Chamal Jette. Dans l’absolu, cela pourrait être de bons résultats à l’extérieur, mais vu notre situation et notre souhait de rejoindre la D2, ce n’est pas suffisant. On se rendait clairement pour la victoire à Oasis. Toutefois, il faut reconnaître que nos hôtes n’ont absolument pas volé leur point. A Jette, il y avait plus de regrets. On menait encore 2-3 à vingt secondes du coup de sifflet final.»

Ce sont peut-être deux unités de perdues qui coûteront chères au décompte final. «Il y a eu d’autres partages comme à Gedinne ou contre Loyers. Nous sommes tombés sur deux équipes qui se sont battues à 100% et on ne peut qu’accepter le verdict. Du coup, nous ne sommes pas maître de notre sort.»

Effectivement, c’est Chamal Jette qui a son destin en main. «Rien n’est toutefois encore fait. On va affronter, ce vendredi Shaab Ramillies, qui abattra une de ses dernières cartes dans la bataille pour la montée. On devra aussi encore se rendre à l’Inter Namêche toujours aussi concerné par une potentielle accession à la D2. Mais nous n’avons plus guère le choix si nous voulons conserver une chance de devancer Jette. Il faudra, pour cela, probablement remporter nos cinq derniers matchs.»

LA TOUCHE QORICHE

Tout reste jouable et si c’est le cas, l’arrivée de Yassin Qoriche, champion de Belgique avec l’AS CF Schaerbeek la saison dernière n’y est pas étrangère. «Il s’est pleinement engagé juste après notre 0 sur 4 (NDLR: avec notamment une défaite par forfait en raison d’un marquoir défaillant contre MS Jemeppe). Il s’occupe des entraînements et depuis, nous avons bien progressé en ce qui concerne l’aspect tactique. Nous pouvons développer des phases de jeux répétées aux entraînements. On presse ou non selon le déroulement des matchs. Il nous inculque son savoir. Il coache les matchs comme spectateur et je suis son relais sur le banc.»

Quant on demande à notre interlocuteur qui mérite le plus d’être champion dans la série, il nous répond: «C’est toujours délicat de juger sa propre équipe. Je laisse donc cela aux autres. Mais objectivement parmi nos rivaux, Oasis Bruxelles le mérite par la beauté de son jeu développé. L’Inter Namêche ne ferait pas non plus tache, capable aussi d’enchaîner des victoires.»

NICOLAS TOUSSAINT