INTERPROVINCIALE A  – Le gardien de l’Inter Namêche heureux de participer à la reconstruction de son club

Le succès n’est pas passé loin ce dernier vendredi pour l’Inter Namêche, qui ne s’est incliné que 6-7 contre Marseille Wanze en série A de l’Interprovinciale. Malheureusement les chiffres sont là : toujours aucune victoire après quinze rencontres. «Il est vrai qu’aujourd’hui, le bilan comptable et sportif n’est pas à la hauteur de nos attentes», avoue le portier intériste Jean-Marie Cornet, arrivé fin septembre 2025. «Même si le contenu et le jeu sont bien meilleurs, les résultats, eux, ne suivent pas encore.»

Ce dernier nous en expliquent les raisons. «Il faut savoir que, du noyau d’antan (ndlr : l’Inter avait effectué son retour la saison dernière en N1 de l’ABFS), seul Noa Beaujean est encore présent. À lui seul, il a reconstruit une équipe afin que l’Inter Namêche puisse continuer d’exister. Alors oui, les résultats sportifs sont décevants. Mais aujourd’hui, nous avons surtout réussi à recréer un vrai club. C’est-à-dire un groupe de personnes qui se voient chaque semaine, que ce soit pour un entraînement, un souper ou d’autres moments de partage. Tout cela a aussi été mis en place pour honorer une légende du club, un lustre, un bibelot comme on aime le dire: Serge Bodart (ndlr : trésorier), qui se bat depuis plusieurs années pour notre matricule.»

Il sera compliqué de se maintenir en IP, même si finalement l’avant-dernier de LBA Halanzy ne compte que six unités. «A la lecture du classement actuel, le bilan comptable nous dirige probablement vers la P1 namuroise. Mais sommes fiers d’avoir recréé une famille, une osmose, une base humaine solide. Descendre pour mieux remonter, peu importe ce que les gens pensent ou commentent.»

HOMMAGE A LA PRESIDENTE ET AU COACH

Jean-Marie Cornet n’oublie pas non plus une autre personne importante de l’ombre. «Je tiens à dire un immense merci également à notre présidente, Christine Bodart, qui s’est elle aussi battue pour sauver l’Inter Namêche. Merci également à Benoît Pirmez, notre coach, qui nous a rejoints et ne cesse de nous faire évoluer. Personnellement, à 34 ans, après avoir connu des divisions supérieures (ndlr : Mini-Star Jemeppe, Inter Huy), je suis fier d’aider ce groupe et d’adhérer à ce projet. Malgré ce que disent les grandes langues, celui-ci se construit et ne se consume pas. Nous bâtissons un club basé sur les jeunes et la qualité de jeu ne cesse d’évoluer. Nous construisons sur des fondations solides.»

Ce vendredi 13 février, les Namêchois iront donner la réplique à Essalem Verviers qui reste sur un forfait à BAT 81 Tintigny.