DAMES LUXEMBOURG – Un record de précocité à G4 Sainte-Ode

Le championnat de la province de Luxembourg compte cette saison dix équipes après le renoncement d’Op Der Trap Martelange. Parmi celles-ci, on trouve le club de G4 Sainte-Ode. «Tout est parti d’une demande de Jean-François Georis coach au football des filles de Champlon promues en P1», explique le correspondant qualifié Donovan Hinck. «Son frère, David, qui coachait déjà nos minimes a été le relais et le projet a ainsi pris forme.»

On comptabilise dans un noyau de douze joueuses -dont deux, Théa Guillaume et Ines Grigorellis récupérées d’ODT Martelange- un tiers des filles joueuses à Champlon. «Et c’est très jeune. On a notamment deux filles de 14 ans et deux autres de 15 ans dont Jana Hatert qui a même porté le brassard de capitaine lors des deux derniers matchs. On a remporté deux de nos cinq rencontres et lors du premier succès fêté contre NT Virton (6-0), nous avons dû battre un record de précocité avec une moyenne d’âge de 15,5 ans.»

Le dernier rendez-vous en date s’est toutefois soldé par un lourd revers (14-0) à Sainte-Marie 87. «J’ai dit aux filles de relativiser ce score. Sainte-Marie est passé à deux doigts d’être champion la saison passée, tout en arrivant en demi-finales de la coupe I.P. Plusieurs de leurs joueuses pourraient aussi quasi être les mamans des miennes. Forcément, il n’y a pas eu photo.»

UNE PORTUGAISE DE BELENENSES COMME GUIDE

Si notre interlocuteur qui dirige déjà l’équipe masculine en IP 3A se charge aussi du coaching des filles, ce n’était pas prévu à la base. «Normalement, Jean-François Georis était désigné mais avec ses occupations, cela ne lui était pas possible. Je fais donc la maximum pour être présent, mais pour certains matchs que je ne peux suivre, les filles se gèrent elles-mêmes. Elles possèdent toutefois en Soraia Almeida qui va sur ses 30 ans une référence. Venue s’installer à Bastogne pour raisons professionnelles, celle-ci a évolué en haut niveau à Belenenses au Portugal et elle peut ainsi amener son expérience. Nous voilà déjà avec six unités et on espère mettre trois ou quatre équipes en fin de saison. Quant à la saison prochaine, si les filles sont toujours partantes pour poursuivre, il faudra alors trouver un coach pour une meilleure organisation.»

Nicolas TOUSSAINT

Photo : Donovan HINCK