Alors que le club avait dû repartir en P4 lors de la crise sanitaire de 2020 qui avait vu les championnats écourtés de quelques semaines, on retrouvera six ans plus tard Black Burnes Fernelmont parmi l’élite de la province de Namur. Cela grâce à la 2e place occupée en P2A à trois longueurs derrière le champion de l’AS Futsal Namur. «C’est en 1994 que le club avait vu le jour entre cousins», rappelle Patrice Mathot présent depuis un moment mais C.Q. seulement depuis 2024. «On s’était donc retrouvés en P4 et avec la nouvelle génération qui a remplacé peu à peu les ainés, nous avons remonté les échelons. Après deux saisons en P4 et une en P3, cette 3e campagne dans l’antichambre a été la bonne. Nous avions terminé la saison précédente dans le top 4 avec un quart de finale de coupe et nous voulions faire mieux. Mission accomplie donc. Cela même si en terminant 2e, on s’attendait à devoir affronter le 2e de l’autre série. Ce qui n’a pas dû être le cas.»
Fernelmont a en tout cas marqué les esprits en terminant avec la meilleure défense de toutes les séries et divisions des provinciales namuroises avec seulement 59 buts encaissés en 22 matchs. «Le fait qu’il y ait deux forfaits et donc quatre matchs de moins nous a aidés, mais cela reste une performance. On a joué avec deux gardiens. Il y a d’abord l’ainé, Bernard Servais âgé de 57 ans, alors que l’autre portier, Augustin Mailleux a la particularité de joué à ce même poste au… hockey. Notre force a surtout été la régularité. Il y a eu plus de présence et cela nous a permis d’être compétitifs lors de chaque match.»
LE PRESIDENT TOUJOURS ACTIF A 61 ANS
C’est la 2e fois que BB Fernelmont accède à la P1. «On avait connu une première accession au début des années 2000. Notre nouveau statut ne changera pas grand-chose. Avec Michel Baudoin, le président qui dépanne encore parfois à 61 ans, on gérera toujours le groupe qui est pour cela assez autonome. Il y aura plus de déplacements et certainement moins de succès, mais on espère vivre un exercice tranquille.»
Nicolas TOUSSAINT
Photo : Patrice MATHOT
