En 2022, le club d’Inaction Woluwe qui n’alignait jusque-là qu’une équipe masculine en P4 du Brabant Wallon/Bruxelles-Capitale accueillait des joueuses alors affiliées à Auderghem City pour lancer une formation féminine. Quatre ans plus tard, celles-ci qui avaient terminé 2e la saison dernière ont décroché les lauriers dans la compétition Dames 1. «Cela a été une belle bagarre avec Guanekouke Bruxelles 2 qui terminait bien, Uccle ACFF le champion sortant et Fact Futsal Academy Grez-Doiceau», déclare le capitaine et responsable de l’équipe de Woluwe Mariem Hayouni. «Nos deux derniers matchs étaient programmés en l’espace de 48 heures et il a fallu gérer les disponibilités pour finalement réaliser un 6 sur 6 et décrocher le premier titre du club.»
La saison était loin de s’arrêter. Trois semaines plus tard, les Bruxelloises avaient rendez-vous à la salle de Tabora en province de Namur pour disputer les championnats francophones face à BFM Dinant et Forza Messancy, champions respectivement des provinces de Namur et Luxembourg. «On a fini 2e de ce mini-classement remporté par les Namuroises. Avec une véritable gardienne et une remplaçante, vu que nous n’étions que cinq, nous aurions certainement pu davantage rivaliser.»
On retiendra aussi le beau geste fair-play puisque autant les Dinantaises que Woluwe avaient décidé d’affronter Messancy à… quatre pour avoir sur le terrain le même nombre de joueuses que les Luxembourgeoises minées par les absences. «C’est vrai que ce sont des choses qu’on voit rarement dans les championnats masculins. Chez les filles, on a plus tendance à se soutenir.»
FINALISTE DE LA COUPE ET TROISIEME DU CHAMPIONNAT FRANCOPHONE
Enfin, Inaction Woluwe avait encore un dernier devoir : la finale de la coupe provinciale à Rebecq. «Cette fois, c’est Uccle ACFF qui nous a battues. Cela alors que l’on menait encore 2-1 à une minute du terme. Il faisait chaud ce jour-là et vu que plusieurs autres finales avaient eu lieu avant, le revêtement était particulièrement glissant. Ce qui nous a porté préjudice, même si Uccle n’a toutefois pas volé le trophée.»
En 2026-2027, nos dames tenteront de confirmer. «Sans se prendre la tête toutefois. On joue pour la plupart au football à l’Union Saint-Gilloise en IP que nous quittons pour la P1 d’Ixelles. Le futsal nous permet une approche entre nous plus familiale. C’est toujours dans cet état d’esprit que nous remettrons notre titre en jeu.»
Nicolas TOUSSAINT
